Nous définissons le conseil de coopération comme étant un moment de gestion de classe au sein d’un groupe qui peut être utilisé dans une pédagogie de projet. C’est un moment où les élèves vont partager leurs réussites, leurs difficultés et leurs échecs. Ainsi, c’est un lieu de réflexion pour faire des consensus et trouver des solutions aux problèmes de la classe. Il faut savoir que ce n’est pas une causerie où les élèves parlent de ce qu’ils ont fait la journée précédente (Jasmin, 1994). Ce n’est pas non plus, un conseil de classe. On peut faire la différence entre un conseil de coopération et un conseil de classe. Le conseil de coopération favorise la démocratie. Le conseil de classe touche plutôt à la politique en général et les lois en société (Pagoni, 2010).
D’ailleurs, le conseil de coopération est un élément utile pour la régulation de la vie de classe, car il s’agit d’un endroit pour se remettre en question et régler les questionnements non réglés au sein de la classe. C’est aussi l’endroit où peuvent survenir des propositions de projet (Bigard, 2017). Le conseil de coopération peut aussi servir à définir les tâches de chacun, à définir les travaux et les jeux qui pourraient être utilisés pour favoriser un meilleur climat de classe. Les relations interpersonnelles sont aussi gérées lors de cette réunion. Lors d’un conseil de coopération, les enfants forment, souvent, un cercle afin de permettre une meilleure gestion de classe. (Dogot, 2019).
En somme, le conseil de coopération permet d’établir une base, pour les élèves, sur ce qu’est la coopération dans l’école.
Bref, c’est un lieu de propositions et d’écoute, de négociations et de prises de décisions. Le conseil de coopération sert de régulation dans la classe et va aider à la gestion de l’enseignante. Lors de cette pratique, le mode de fonctionnement préconisé par l’enseignante est celui du débat démocratique. Celle-ci valorise la démocratie et aide les élèves à comprendre ce concept. Lors de cette période de partage, en classe, les élèves seront amenés à se construire en tant qu’individu en prenant conscience de leur appartenance au groupe. Tout cela favorise une meilleure gestion de classe (Jasmin, 1993).
Jasmin, D. (1994). Le conseil de coopération. Montréal, éditions de la Chenelière.
Dogot, Y. (2019). Le conseil de coopération, un outil pour organiser la vie de la classe et gérer les relations, Document en ligne repéré à : http://www.partagerdespratiques.be/helha/resources/Le_conseil_de_cooperation.pdf
Jasmin, D. (1993). Le conseil de coopération. Centre audiovisuel CEQ.
Pagoni, M. (2010). La gestion des conseils de classe à l’école primaire: quelle professionnalité de l’enseignant?. Travail et formation en éducation, (5).
Bigard, M. (2017), En quoi le développement de la coopération permet-il d’améliorer le climat scolaire Cas pratique : la mise en place d’un conseil de coopération. Éducation.