Gestion de classe

Plusieurs écrits scientifiques font office de la gestion de classe comme étant l’une des parties les plus importantes du rôle de l’enseignant. Le fait que la gestion de classe soit le fondement du conseil de coopération démontre l’importance d’aborder celle-ci dans le référentiel. Il est important d’aborder tous les aspects de gestion de classe qui peuvent être favorables lors d’un conseil de coopération.

Nous pouvons voir que, lors d’un conseil de coopération, le courant d’intervention (Roache et Lewis, 2011a) est orienté vers l’élève où il doit s’autoréguler et se responsabiliser. Le conseil de coopération est aussi orienté vers le groupe où les élèves développeront leur implication démocratique. Selon les approches d’intervention (Evertson et Weinstein, 2006 et Wubbels, 2011), le conseil de coopération est axé sur les relations interpersonnelles. En effet, lors du conseil, les élèves vont parler de ce qui se passe dans la classe entre eux (Artaud, 1989; Burden, 1995; Lippitt et White, 1947; Wubbels, Brekelmans, den Brok et van Tartwijk, 2006). Le conseil de coopération fait partie du style démocratique et participatif. Nous croyons que c’est ce style qui rejoint le plus le conseil de coopération, car les élèves et l’enseignante participent ensemble à la prise de décision lors du conseil.

Pour ce qui est de la gestion des ressources, ce n’est pas un point qui est primordial dans le conseil de coopération. Cependant, l’enseignante peut utiliser une façon de faire pour faire vivre cette gestion des ressources aux élèves, comme on peut le constater dans la section démarche ou rôles des acteurs.

L’établissement d’attentes claires est un aspect de la gestion de classe qui est réellement sollicité lors du conseil de coopération. L’enseignante doit avoir préparé les élèves, à prime à bord, pour que le conseil de coopération se déroule bien. Elle doit avoir défini les règles, les routines et les procédures que les élèves doivent suivre durant le conseil de coopération. (Garrett, 2014, Marzono et al., 2003, Murray, 2014; Reinke et al., 2011; Wubbels, 2011). Cet aspect est encore plus explicité dans la section démarche à aborder en pédagogie de projet de ce référentiel.

Pour ce qui est du développement de relations positives, cela va être valorisé tout au long de la démarche de conseil de coopération. Voici des stratégies favorisant le développement des relations positives qui peuvent être utilisées, tant par l’enseignante que par les élèves, lors d’un conseil de coopération : tenir compte de l’opinion des élèves, reconnaitre et valoriser les forces de chacun, démontrer que la relation est positive à la suite des gestes réparateurs et respecter les élèves en toute circonstance (Garrett, 2014; Reinke et al., 2011; Wubbels, 2011). Il faut aussi prendre en considération qu’instaurer un conseil de coopération est l’une des techniques pour développer les relations positives.

Le maintien de l’attention n’est pas un aspect de la gestion de classe qui est très présent lors des conseils de coopération. C’est plutôt à l’aide de l’établissement d’attentes claires et le développement de relations positives que nous le faisons.

Pour terminer, le conseil de coopération touche la gestion de classe sur l’aspect de la gestion de l’indiscipline. C’est un point qui est important à prendre en considération lors de l’implantation du conseil de coopération. Lors du conseil, l’enseignante fait du renforcement positif par rapport aux comportements attendus. Les élèves renforceront également les « bons coups » de la semaine.  

BIBLIOGRAPHIE

Gaudreau, N., Fortier, M.P., Bergeron, G. et Bonvin, P. (2016). La gestion de classe et l’inclusion scolaire : pratiques exemplaires pour favoriser la réussite de tous. Dans L. Prud’homme, H. Duchesne, P. Bonvin et R. Vienneau (dir.), L’inclusion scolaire : ses fondements, ses acteurs et ses pratiques (p. 139-151). Bruxelles, Belgique : De Boeck Supérieur